Cela commence doucement comme un picotement au bout des doigts.
A peu près la même sensation que celle ressentie lorsque la plume de mon stylo appuyait fiévreusement le point de la dernière phrase de l'ultime examen d'une session éprouvante. Cette année bien entendu le soulagement vint par l'abandon de cette session et de ce fait le point final n'eu pas l'effet escompté. Et le bulletin que j'obtiendrai d'ici quelques semaines ne sera que le reflet de l'instabilité passagère éprouvée tout au long de l'année écoulée, elle a chamboulée beaucoup de choses emportant mes rêves au vent. Mais je les peindrai de mille et une couleurs quand même. Peu importe la manière, c'est le résultat qui compte, l'an prochain sera diffèrent puisque maintenant, grâce a ce souffle novateur, à cette nouvelle parcelle de moi-même, je sais qui je suis.
Ensuite ça se déplace dans les veines, mon c½ur se libère des actes puérils commit à ses dépends. Le shopping aide beaucoup, le sport aussi.Le bien-être obtenu grâce aux doigts talentueux d'une esthéticienne hors pair (hors de prix aussi...) et la perte de poids sont de très bonnes armes également. Un esprit sain dans un corps sain, l'un est indissociable de l'autre voilà pourquoi je m'évertue à soigner les deux en même temps.
Puis enfin je peux regarder en l'air par-dessus mes lunettes de soleil, ce dernier réchauffant mon dos, qui ne courbe plus l'échine, mais se redresse peu à peu.
Enfin, j'ai la force de m'avouer que je trouve ça plus que merveilleux d'imaginer que des gens que j'ai aimé ou qui m'aiment simplement me contemplent de tout là haut et sont fières de moi. A ce moment là le sentiment devient incontrôlable et violent, je passe de Darling Jeckyll à Miss Hyde. La liberté est enfin rentrée en contact avec mon cerveau et la plénitude envahit mon être, une seule bouffée de ce doux parfum d'été peut doucement me rendre la joie d'être moi-même.
Blondie production.